La lettre oubliée, Nina George

La Lettre oubliée, Nina George, éditions Charleston, 2014, 394 pages

Thèmes : amour, deuil, engagement, littérature, amitié, estime de soi

Genre : roman

 

L'auteur en quelques mots ...

Née en 1973, Nina George a travaillé comme journaliste et chroniqueuse. Elle est également l’auteur de thrillers scientifiques, de romans et de nouvelles. Son roman The Moon Player a remporté en 2010 le prix DeLiA, qui récompense le meilleur roman d’amour. Nina George a également reçu le Glauser Prize en 2012 pour son roman policier The Game of Her Life.
La Lettre oubliée est son premier roman signé sous son vrai nom. Devenu best-seller en Allemagne dès sa sortie, il est resté 18 semaines dans la liste des meilleures ventes. Il est à présent publié dans 18 pays.

 

L'histoire:

 

" N'existe-t-il aucun ouvrage qui puisse m'enseigner, à moi,

comment jouer la mélodie de la vie ?"

 

Jean Perdu vit dans un immeuble habité par de joyeux locataires. Ce matin-là, il est mis à contribution pour une nouvelle arrivante, Catherine, dont le mari est parti sans rien lui laisser. Que peut-il pour elle ? Un livre ? C'est ce qu'il sait faire de mieux : choisir un livre qui répare l'âme, réconforte. Pour l'heure il choisit la vieille table qui attend dans la pièce d'aà côté, cette pièce dans laquelle il redoute d'entrer et qu'il n'a pas ouverte depuis 21 ans, depuis le départ de celle qui a brisé son coeur.

Jean Perdu est le propriétaire d'une librairie installée sur une péniche, La Pharmacie littéraire. "il voyait cela comme un défi d'ouvrir le monde des livres à ceux (c'étaient souvent des hommes) qui souffraient de cupidité ou d'abus de pouvoir (...) Un livre est à la fois le médecin et le médicament (...) Associer le bon roman aux maux correspondant, voilà comment j'essaie de vendre mes livres". C'est que Jean Perdu explique à Max Jordan, jeune romancier à succès qui vit mal sa notoriété.

Il faudra un hasard incroyable pour que la vie de ces personnages bascule. Une lettre oubliée dans le tiroir d'une table, un départ précipité entrainant dans son sillage un jeune écrivain qui a tout à découvrir et un homme qui aimerait comprendre...

 

En vrac cet au fil des pages ...

 

Encore une fois c'est mon coeur guimauve qui m'a poussée à découvrir ce livre. Plaisant moment de lecture mais sans plus. J'ai aimé l'idée originale d'une pharmacie littéraire, la quête de renouveau de cet homme dont le nom prédestinait à une vie d'incompréhension , les associations de saveurs gourmandes et de livresques. Cependant quelque chose dans l'écriture ne m'a pas convaincue. je l'ai trouvée un peu plate, pleine de promesses qui n'aboutissent pas.

Le roman est partagé entre la quête de perdu, parti sur les traces de cette femme qu'il a tant aimée, qu'il croyait partie pour un autre et quelques pages du journal de cet amour perdu. ce sont justement ces pages qui ne m'ont pas convaincue. J'aimais bien l'idée que l'on ne savait pas exactement qui elle était, ce qui lui était arrivée. Cela n'ets pas abouti et aurait mérité d'être supprimé ou alors développé.

Bien évidemment , en tant que lectrice avide, j'ai apprécié les références littéraires, l'idée que la littérature puisse guérir, ouvrir de nouveaux horizons. Ce qui m'a le plus touchée reste sans doute la belle histoire d'amitié qui se noue à bord de la péniche, vecteur des émotions, puis la recherche d'un auteur, un certain Sanary qui aurait écrit Lumières du Sud. Ce livre est un des temps forts de la vie de Jean Perdu, celui qui lui a donné envie de consacrer sa vie aux livres, au maux des autres, aux petites phrases qui réconfortent, consolent. L'auteur lui apparaitra, dans toute sa contradiction, ou pas ...

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