Le Protectorat de l'ombrelle, tome 2 : Sans forme, Gail Carriger

Le Protectorat de l'ombrelle, tome 2 : Sans forme, Gail Carriger, 2013, 445 pages

Genre : fantasy ? Bit-lit, science-fiction

Thèmes : vampires, loups-garous, inventions, communication, Egypte

Traduit par Sylvie Denis

 

L'auteur en quelques mots ...

Retrouvez la biographie de Gail Carriger sur le billet du premier tome : Sans âme

L'histoire :

 

Attention, cette chronique révèle des éléments liés au tome 1 ! 

 

Alexia et Conall sont désormais mariés. Lord et Lady Maccon peuvent s'adonner sans retenue à leur passion l'un pour l'autre et apprécier le caractère fort de chacun. Alors que Conall, à la tête du BUR ( Bureau du registre des Non Naturels), doit résoudre un nouveau problème, Alexia, mujah de la reine Victoria, tente d'apaiser les tensions, ce qui n'est pas chose facile avec un mari sanguin comme Lord Maccon.

Pourtant ce dernier semble lui cacher des informations capitales. Les surnaturels perdent leurs caractéristiques ces derniers temps et redeviennent humains. Quel étrange phénomène peut provoquer un tel fléau ? Une nouvelle invention ? Il faut dire que le domaine scientifique ne cesse de développer des nouveautés, comme ce transmetteur éthérographique qui permet de communiquer à distance et que peu d'élus possèdent.

C'est armée de sa nouvelle ombrelle et accompagnée de sa chère Ivy, du fidèle Tunstell, de sa détestable soeur Félicité et d'une nouvelle venue, modiste française, Mme Lefoux, qu'Alexia s'envole en dirigeable pour l'Ecosse afin d'y retrouver son mari, visiblement inquiet de la disparition des pouvoirs de son ancienne meute mais aussi de l'Alpha, Niall.

Le voyage ne sera pas de tout repos mais permettra à chacun de se révéler. L'arrivée en revanche se fera sous le froid accueil de la Dame des lieux.

Quel terrible secret reliant Conall à sa meute écossaise découvrira Alexia ?

En vrac et au fil des pages ...

J'ai apprécié de retrouver tous ces personnages à la forte personnalité et l'ambiance steampunk qui est bien plus marquée ici avec le détail des dernières inventions. C'est sans doute la partie de l'intrigue qui m'a le plus plu, avec le lien de la meute avec l'Egypte ( mais sur ce point je ne peux en dire davantage. Sachez juste qu'il est question de momie et d'une sorte de malédiction).

On en apprend aussi davantage sur les caractéristiques de chacun et Alexia découvre sa vraie nature de paranaturelle dont elle sait finalement peu de choses, ainsi que ce qu'il advient après la mort.

J'ai cependant regretté une intrigue moins entrainante que dans le premier tome, si ce n'est dans la seconde moitié du livre où tous les éléments  s'imbriquent ,et ai pris un peu moins de plaisir à cette lecture. Pourtant, cet opus nous laisse sur une fin ouverte qui donne envie de lire la suite. Je ne sais à quoi cela peut être du. Les personnages sont pourtant très marqués : l'exentrique Ivy, la mystérieuse Mme Lefoux qui semble cacher bien des secrets et le côté sombre de la meute écossaise. Lord Akeldama, vampire de son état, assure le lien et distille savamment les indices qui mettront Alexia sur la voie, de même que le professeur Lyall.

Je pense que cela vient du côté répétitif de la relation entre Alexia et Conall, bien que l'on découvre ici les origines du Lord et une capacité étonnante à métamorphoser les autres ! Certains emplois du vocabulaire m'ont aussi génée, des tournures de phrases qui sont peut-être dues à la traduction, où l'on perd la verve so british de l'auteur.

Cette saga est intéressante pour les portraits des personnages, bien campés et évoluant chacun à sa façon et les répliques cinglantes et bien senties des protagonistes , principalement lady Maccon !

 

 

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