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Une place à prendre, J K Rowling, éditions Grasset, 2012, 680 pages

Genre : roman

Thèmes : voisinage, succession, classes sociales, politique, adolescence, crise

L'auteur en quelques mots ...

 

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Née en 1965 dans le Gloucestershire, J K Rowling doit sa notoriété à Harry Potter qu'elle a commencé à écrire en 1990 alors que, jeune divorcée, elle peinait à vivre avec son enfant. Sa vie a tellement été détaillée et commentée ( voire adaptée) que je préfère vous laisser aux divers articles disponibles sur le net et qui rapportent son enfance bienheureuse, son adolescence, ses sources d'inspiration ...

l'histoire

Barry Fairbrother , conseiller paroissial de la ville de Pagford, vient de mourir de façon aussi soudaien qu'inattendue. Aussitôt la nouvelle fait le tour de la bourgade, suscitant des réactions variées : désolation, surprise, amusement ... C'est que l'on pense déjà à la succession et les candidats se présentent en nombre, briguant un poste que tous convoitaient. Pourtant, ce mari en apprence exemplaire menait un projet qui ne faisait pas l'unanimité et peu à peu se font jour des querelles. On ressort les vieux dossiers, chacun essayant de flatter l'autre ou de le détruire. Chaque citoyen de Pagford va voir sa vie bouleversée par ce décès et ses conséquences. Liés les uns aux autres par des actes parfois répréhensibles, des actions menées en faveur de l'hôpital psychiatrique ou au contraire contre cette institution qui dérange, les habitants de Pagford vont entrer avec passion dans le débat. L'on découvre alors les failles de chacun, le mal être des adolescents, la mise à l'écart des plus démunis et le combat que mènent certains pour les réhabliter. Un univers plus noir qu'on ne l'aurait pensé au premier abord ...

En vrac et au fil des pages ...

C'est à l'occasion d'un book club que j'ai lu ce roman qui serait sans doute resté sur une étagère de bibliothèque sans cela. Merci donc à Livraddict pour la découverte.

Je suis partie dans la lecture sans à priori puisque n'ayant jamais lu la saga à succès de JK Rowling, Harry Potter. Comme beaucoup j'ai vu et apprécié les films. Mais nous sommes bien loin de l'maginaire fatastique d'Harry dans ce roman qui se présente comme une fresque de voisinage.

Le début m'a beaucoup fait penser aux Perroquets de la place d'Arezzo d' Eric Emmanuel Schmitt : une mise en place détaillée de chaque personnage, une description des liens qui les unissent, des lieux dans lesquels ils évoluent. cela peut surprendre et ne facilite pas la lecture car l'on attendrait peut-être plus d'action avec une telle auteur. Pourtant cela s'avère nécessaire pour comprendre par la suite les conséquences du décès de Barry Fairbrother.

L'humour est bien présent, surtout au début et l'on suit avec plaisir cette muktitude de personnages qui se disputent un pioste à la fois convoité et dangereux. En effet, comment succéder à un homme que nombre de concitoyens reconnaissent comme exemplaire ? Ses détracteurs voient là une magnifique occasion de se débarrasser d'un projet que Barry avait lancé et qui présente plusieurs zone mystérieuses. un projet qui dérange en faveur des habitants des Champs, cité à proximité de Pagford dans laquelle vivent des cas sociaux. Barry le défenseur de l'opprimé a laissé en quittant ce monde des gens qui comptaient sur lui, comme cette jeune fille désorientée, Krystal, son petit frère qu'elle élève quasiment avec une mère droguée en perte de repère.

S'opposent alors les tenants de la tranquillité et ceux qui voient en ces logements sociaux et dans l'hôpital une solution au manque de suivi des plus malheureux.

J'ai un peu regretté la formule à l'américaine dans la présentation de cette communauté dont les clichés ou plutôt les caricatures ne sont pas absentes. Pour autant des sujets de fond plus importants permettent d'apprécier cette lecture comme le mal être adolescent, le fait que m^mee les plus riches peinent à toruver leur place. La fin est surprenante et en même temps logique et prend aux tripes. C'est sans doute cela, en plus des portraits vraiment bien campés, qui fait la force de ce récit.

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